Les aides internationales ne suffisent pas pour décoller le Burundi

Selon l’ambassadeur de la fédération d’allemagne au Burundi Dietel Reinl, même si les partenaires internationaux contribuent dans de nombreux domaines pour la stabilité socio-économique du pays, cela ne peut pas déclencher le développement économique urgent du pays.

« Un changement urgent de mentalité s’impose, a martelé Diesel ».

Pour ce dipomate allemand, l’investissement étranger est essentiel, mais les conditions cadres doivent être créées économiquement, financièrement et politiquement.
Il est revenu sur la carence des devises dans le pays qui bloque les investisseurs étrangers.
Pour lui, sa gestion en terme du taux de changes empêchent ces derniers à venir faire des affaires ici au Burundi.

Concernant le lancement d’un centre d’incubation qui avait réuni les officiels de l’Allemangne et de l’école doctorale ce vendredi, il est ouvert au moment où l’université du Burundi vient de renouveller son contrat de partenariat avec une association allemande German Sparkassenstiftung DISK en sigle.

La coordinatrice de celle-ci Britta Konitzer a montré les réalisations de cette dernière à savoir le renforcement des capacités et l’accompagnement des jeunes entrepreneurs étudiants et lauréats de l’Université.
Un club d’éducation financier a été également instauré à l’USCO ainsi que la promotion de la plateforme digital d’information en ligne pour faciliter l’information sur produit et service financier.
Grâce à cet appui, indique Britta, 1400 jeunes étudiants de l’université du Burundi ont été formés dans différents domaines de l’entrepreneuriat.
Parmi ces jeunes, 85 ont déjà monté leurs propres entreprises.
Ce projet a également fait que 29 formateurs soient formés pour l’accompagnement dans cette activité.

Le recteur de l’université du Burundi Audace Manirabona a expliqué que ce centre s’inscrit dans les objectifs stratégiques de cette institution avec mission de la transformer en une université entrepreneuriale.

Réussir à cette mission demande de se focaliser davantage sur 3 volets dont la digitalisation de l’information, la qualité de la formation pour éviter des lauréats déséquilibrés.
Une recherche developpée afin que le résultat de la recherche soit exploité au profit de la communauté a été aussi mise en avant, a suggéré Manirabona.

Il a souhaité que le concept entrepreneurial soit soutenu et surtout dans ce contexte où le pays a besoin d’un monde entrepreneurial orienté et guidé par la recherche pour qu’il puisse bien développé.

C’était ce vendredi 9 Décembre 2022 pendant le lancement officiel d’un Centre d’Incubation et d’Accélération de l’Université du Burundi (CINAUB) à l’école doctorale

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *