Le cimetière de Mpanda polluerait les eaux du lac  Tanganyika et la biodiversité environnante

« L’Etat devrait chercher une autre place pour l’utiliser comme cimetière afin que le parc National de la Rusizi reste une place éloignée contre l’agression humaine. »

Ingénieur lnnocent Banigwaninzigo représentant légal de l’Association Ensemble pour la Protection de l’Environnement « ASEPE » l’a signalé lors de l’émission « Ibidukikije » à Radio Culture le 1er Novembre 2022.

Pendant l’émission, il a dit que  dans la cimetière de Mpanda, aujourd’hui, on constate une pollution exagérée en provenance de la décomposition du corps humain. Ce qui engendre des gaz.

Il indique que ces gaz vont polluer, non seulement la biodiversité environnante, mais aussi les eaux qui se trouvent dans la nappe phréatique.

Dans le cimetière de Mpanda, le niveau des cadavres se trouve à une profondeur qui n’est pas loin de la nappe phréatique. Celle-ci communique directement avec les eaux du lac Tanganyika.

Du surcroît, l’article 35 de la constitution du Burundi stipule que l’Etat assure la bonne gestion et exploitation rationnelle des ressources naturelles du pays en préservant l’environnement et ses ressources pour des générations futures, l’Etat doit prendre en main cette question.

Rappelons que le parc national de la Rusizi date de 1980. Il est composé de deux secteurs : secteur palmerais dit Rukoko et secteur dit Delta à côté du Lac Tanganyika. Alors qu’auparavant il était de 9.000 ha, le parc de la Rusizi a été morcelé jusqu’à atteindre 5932 ha aujourd’hui.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *