Kayanza: La pauvreté est la source des violences basées sur le genre

Selon le conseiller socio-culturel à la province Kayanza Sylvain Bakanibona, des violences basées sur le genre deviennent de plus en plus nombreuses dans cette province sans précise le nombre exact des cas déjà enregistrés.

Il souligne que ces violences présentent des impacts négatifs non seulement sur l’éducation des enfants mais aussi sur l’économie familiale.

Ce conseiller du Gouverneur indique également que quand un des conjoints fait recours à la violence, la déstabilisation ne s’observe pas seulement dans leur foyer, mais aussi dans l’entourage.

Ces violences sont dues à l’insuffisance des moyens financiers, la dilapidation du maigre moyens dont disposent certaines familles selon certains membres des foyers rencontrés.

Ils ajoutent que l’adoption d’autres mauvais comportements y compris l’adultère ou l’ivresse sont aussi les causes des violences basées sur le genre à Kayanza.

Martine Niyonkuru, mère de 3 enfants et commerçante de légumes au marché central de Kayanza, témoigne qu’elle a été victime de la mauvaise gestion des biens familiaux : »

« Mon mari avait un petit emploi générateur de revenus.Il était motard. Au lieu de rentrer à la maison pour rester avec nous, il se livrait chaque soir à l’alcool sans se soucier de notre survie. Quand je lui demandais où il était ou de nous laisser une petite somme pour nous rationner, la réponse n’était autre que des injures accompagnées par des coups de poing ou de gifles quelques fois. »

Cette mère ajoute qu’elle lui était impossible de tenir devant cette situation et a préféré retourner chez ses parents vivants sur la colline Musave de la commune Kayanza.

A côté de cette pauvreté qui règne dans certains ménages de la province Kayanza, on note également l’ignorance ou la lâcheté de certains des conjoints qui refusent de s’entendre avec leurs épouses ou époux et préfèrent la séparation.

Marariyo Geneviève, vendeuse aussi de légumes nous donne un témoignage :

« J’avais subi plusieurs avortements sans savoir pourquoi.Je me suis confié à un médecin et a convoqué mon mari pour que la situation soit analysée ensemble. Mon mari n’a jamais répondu au rendez-vous soi-disant que ça revient à la femme d’être consultée car c’est bien elle qui a de l’utérus. C’est comme ça qu’il s’est livré dan l’ivresse prolongée. Il m’a violentée à tel pointce que pour recevoir de quoi manger ou m’habiller je devrais demander de l’aide auprès de mes soeurs et d’autres parentés. Face à ce vécu doulereux, j’ai dû demander le divorce même si mon ambition était d’être appelée maman comme les autres. »

Sylvain Bakanibona conseille toute personne qui aurait des différends avec son conjoint de se confier aux pairs éducateurs ou à l’administration au lieu de se violenter.

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