Kayanza: Des téléphones mobiles et leurs accessoires saisis dans les différentes écoles.

Le jeudi 17 novembre 2022, 87 téléphones mobiles, 26 accessoires assurant le chargement et 13 écouteurs ont été saisis lors d’une fouille perquisition menée dans différents établissements scolaires à Kayanza.

C’est le directeur provincial de l’éducation dans cette province Désiré Hatungimana qui a ordonné l’exécution de cette fouille.

Ce responsable de l’éducation a fait savoir que cette activité s’inscrit dans le cadre d’assurer le respect de l’Ordonnance Ministérielle numéro 620/1078 du 19/6/2020, portant « Harmonisation du règlement scolaire pour les écoles préscolaires, fondamentales et post-fondamentales, publiques et privées » en ses articles 32 et 47.

Le premier porte sur les objets interdits. il stipule que: « Les éléments faisant objet de confiscation par la direction et de la convocation d’un parent sont : téléphones portables, boucles d’oreille, chaînette, bracelets, ou autres objets pouvant conduire aux dérangements en classe. Ces objets de valeur sont remis aux parents à la fin de l’année ».

Le second décrit les sanctions applicables et le mode de restitution des objets confisqués. Il est stipulé de la manière suivante: «Le port d’un téléphone portable est sanctionné par un retrait de 10 points en conduite suivi de sa confiscation par la direction. Il n’est remis qu’à la fin de l’année. En cas de récidive, on retranche 20 points en conduite. En cas de force majeur, le téléphone est déposé à la préfecture de discipline avant d’entrer en classe et le récupérer à la fin des cours. »

Le directeur provincial de l’éducation regrette que la plupart des téléphones saisis appartiennent aux élèves des grands lycées comme le lycée Musema et Kayanza.

De surcroît selon le directeur provincial, ces écoles disposent d’un effectif très important d’encadreurs.

Il indique que ces derniers ne devraient pas attendre son appel pour faire ce qu’ils sont sensé faire quotidiennement.

Il déplore en plus que certains téléphones saisis surtout ceux appartenant aux jeunes filles contenaient des messages incitant à des actes sexuels.

Ce responsable de l’enseignement provincial à Kayanza lance un appel vibrant, d’abord aux parents qui, selon lui semblent avoir abandonné l’éducation de leurs enfants pour qu’ils se ressaisissent.

Ensuite, aux responsables scolaires de travailler en synergie dans le strict respect du règlement scolaire en vigueur et le droit des enfants.

Et enfin, aux législateurs, de faire en sorte qu’il y ait une nouvelle réglementation stricte sanctionnant l’élève en possession du téléphone portable à l’école.

Pour lui, à voir les messages échangés par les filles avec les personnes externes, il y a lieu de penser non seulement à l’échec scolaire mais aussi à la dégradation des mœurs burundaises.

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