Burundi: Quelques causes sont à l’origine d’une galopante inflation selon OLUCOME

Le président de l’observatoire pour la Lutte contre la Corruption et les Malversations Economique OLUCOME en sigle indique que le Burundi traverse une période d’inflation du jamais vu dans son histoire.

Dans une note de plaidoyer qu’il vient de livrer à la presse locale ce lundi 16h Janvier 2023 à son siège, Gabriel Rufyiri précise que cette dernière est adressée aux autorités burundaises afin qu’ils posent des actions concrètes susceptibles de renverser la tendance.

Pour lui, l’inflation arrive à un niveau très inquiétante comme l’a révélé le rapport récent de la Banque nationale du Burundi (BRB) qui parle de 26,8% d’inflation, la première dans le pays.

Il précise que deux princiaux causes sont à l’origine de cette inflation:
Il s’agit en premier lieu des causes exogènes que tout le monde peut comprend facilement.

C’est l’augmentation de l’inflation dans le monde entier qui a été causée par la guerre que la Russie a déclenchée en Ukraine.

Dans ce cas, le Burundi à l’instar des autres pays aurait pu prendre des mesures conséquentes, mais malheureusement il ne l’a pas fait.
Ensuite les causes endogènes qui concernent la demande nationale supérieure à l’offre ainsi que le manque de devises.

C’est à ce dernier point que l’OLUCOM interpelle le gouvernement à mettre des stratégies pour que la population soit capable d’accomplir les 4 besoins fondamentaux obligatoire qui sont: se nourrir, se loger, se faire soigner et se vêtir comme les textes juridiques que le Burundi a ratifié le dissent.

Il salu par contre la mesure prise par la (BRB) relative à la gestion monnaietaire même si elles datent de 2008 dans la loi portant sur la lutte contre le branchement des capitaux.

Il s’agit selon Rufyiri d’une obligation internationale qui émane de la convention des Nations Unis contre la corruption que le Burundi a lui même ratifié en 2005

Rufyiri appelle la population burundaise à adopter toutes les stratégies possibles pour développer la résilience en diminuant les dépenses non essentielles et ce sont les membres du gouvernement qui doivent être un modèle.

Pour qu’il y ait la bonne gouvernance et la lutte contre la corruption, il lance une série de recommandations.
Les mendataires publics devraient déclarer leurs biens en entrant et en sortant de leur fonction.
Il faut aussi une cellule nationale des renseignements financièrs pour faciliter les enquêtes en matière financière.

Il prosose également que le monopole des marchés publics octroyé à certains individus membres des familles des autorités ou des sociétés appartenant à des personnalités influantes qui est couteux pour le pays soit transparent.

Selon les informations detenues par OLUCOME, 70% du budget général de l’Etat sont consommés par ces marchés octroyés illégalement aux personnes morales inéligibles.
En fin des experts internationaux indépendant dans les domaines de la justice, de l’administration et des finances publiques pour rétablir des réformes comme on l’a fait à l’OBR sont necessaires.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *