Burundi: Les chanteurs doivent valoriser leur culture par des instruments traditionnels

Le Directeur du Centre Burundais de Lecture et d’Animation Culturelle CEBULAC en sigle Sébastien Ntahongendera a appelé les artistes burundais à valoriser leur culture, leur langue maternelle et des instruments musicaux traditionnels dans la composition des chansons.

Lors de la compétition culturelle à Karuzi qui était intitulée : « Associons la culture de la lecture à notre culture nationale pour aiguiser notre culture générale », ce vétéran de la culture burundaise a indiqué que si un chanteur ne chante pas de thèmes en rapport avec sa culture, des thèmes composés dans sa langue la plus comprise qu’est sa langue maternelle, ceux qui l’écoutent peuvent le qualifier d’un affamé qui ne cherche qu’à survivre ou qui ne sait pas ce qu’il est entrain de faire.

selon lui, être chanteur- compositeur est au contraire une activité basée sur une œuvre d’esprit. Cette activité, si elle est bien menée, elle peut faire arriver son auteur au professionnalisme.

Le directeur de CEBULAC/Photo de J.Claude Kantore/Burunga News

Le directeur de CEBULAC, a également souligné que la composition des chansons à la burundaise devrait être enseignée sur base de notre culture mélangée à des instruments musicaux traditionnels.
Des participant à la compétition ont également abondé dans le même sens.

Pour Jérède Niyibogora natif de la commune Gatara en province Kayanza, compositeur et chanteur des chansons culturelles en même temps a déploré que la jeunesse burundaise ne manifeste aucun engouement à apprendre à jouer les instruments musicaux traditionnels au profit de ceux de la modernité.

Il craint que très bientôt, le Burundi pourrait se retrouver sans culture et appelle pour toutes ces raisons à tout un chacun de revaloriser la culture à travers les chansons traditionnelles à fin de défendre la culture burundaise qui est en voie de disparition.


Le même sentiment de valoriser la culture burundaise à travers les chansons et les instruments musicaux traditionnels est partagé avec Estella Girukwishaka, une des rares musiciennes burundaises pouvant jouer un instrument traditionnel dit « Indonongo ».

En se référant au thème du jour ci-haut cité, elle a plaidé auprès du gouvernement à l’insertion dans le programme d’enseignement aux écoles la manière de jouer les instruments traditionnels.

Pour lui, ce cours d’initiation à la musique et aux instrument traditionnels devrait être écrite et enseignée dans des écoles car, a-t-elle martelé, la lecture et la culture interagissent et se complètent pour une bonne cause.


Profitant de cette occasion, cette native de la ville de Bujumbura, lauréate de l’Université Lumière de Bujumbura, conseille d’autres jeunes citadin(e)s de chercher à apprendre à jouer ces instruments musicaux traditionnels aux côtés des instruments modernes d’autant plus que l’apprentissage de nouvelles cultures ne devrait pas éteindre la nôtre.

Elle a fait savoir que la lecture est comme un voyage dans l’autre monde. Son résultat devrait donc améliorer la culture burundaise et former des intellectuels de renommée.
Signalons que ce concours de la chanson traditionnelle a opposé 35 groupes d’animation venus de différents centres de lecture et d’animation culturelle des quatre coins du pays.

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