Burundi : Des opportunités d’affaire,  un marché du travail inexploité

En tant que terrain encore vierge en terme d’opportunités d’affaires, le Burundi regorge de richesses ressources naturelles qui s’accompagnent d’indéniables atouts favorables aux affaires pouvant décoller le pays économiquement à l’instar des autres puissances économiques mondiale, d’après les autorités burundaise.

Le chef de l’Etat Evariste Ndayishimiye à l’habitude d’inviter les jeunes burundais à profiter de ces opportunités pour développer le pays et faire face au chômage.

Il aime également exhorter ceux qui sont déjà entrepreneurs à s’inspirer de l’expérience des pays développés.

Ces pays comme la Chine, le Japon, l’Israël, le Singapour et bien d’autres selon le président Ndayishimiye ont connu leur essor grâce à l’engagement de la jeunesse.

Cette jeunesse selon le président a fait de son mieux pour s’intégrer au marché international en produisant plus jusqu’à exporter l’excédent sans qu’ils disposent dans leur sous sols des richesses naturelles comme celles que le Burundi dispose.

« {……….} il y a des pays qui possèdent des ressources naturelles moins que le Burundi, mais, qui sont très développés et riches plus que nous. Seulement, il nous faut avoir la volonté et la capacité de mieux gérer et organiser  le pays, en vue d’atteindre le développement durable », a déclaré le chef de l’Etat lors d’une séance de moralisation des jeunes sur leur rôle et la contribution au développement économique à Cankuzo en avril dernier.

Le professeur d’université aux Etats Unies et membre de Maroc-Tkink Tank Hicham El Moussaoui dans son exposé sur le thème: « secteur privé productif pour un développement inclusif au Burundi » a fait savoir que ce pays n’a rien pour se comparer aux puissances économique d’aujourd’hui.

Pour lui, si on veut se comparer à un pays, il ne faut jamais se comparer à celui-ci tel qu’il est développé aujourd’hui, mais plutôt, à son état initial.

Ces pays qui se sont développés sans ressources naturelles ont par contre une liberté commerciale avec le reste du monde grâce à l’ouverture aux océans.

Cela permet la circulation rapide des biens et des services alors que le commerce burundais subit des contraintes géographiques, d’où il ne faut jamais faire une telle comparaison si on veut décoller économiquement, a-t-il expliqué.

Le plus intéressant pour lui si on veut s’améliorer est de se frotter aux meilleurs sur le marché quelque soit les moyens ou les produits dont on dispose.

   Un marché du travail négligé

Selon les données de l’Institut Statistiques et d’Etudes Economiques du Burundi (ISTEEBU), le Burundi a une population extrêmement jeune estimée à plus de 60%  de la population totale (12,828 millions d’habitants) parmi lesquels 65% ont moins de 25 ans.

Cette population active est malheureusement touchée par le chômage qui s’accentue en milieu urbain où la moyenne nationale enregistrée est de 65,4% des sans emploi, tandis que le milieu rural atteint 55,2% des chômeurs.

Selon Hicham El Moussaoui, cette jeunesse encore dynamique, mais inerte est également une autre opportunité d’investissement qu’on ignore sur laquelle le Burundi pourrait s’appuyer pour se développer.

« A quoi ça sert alors d’avoir la croissance si elle est stérile en emploi, se demande t-il ? ».

Pour cet expert, on ne peut pas avoir de la croissance économique avec de l’impasse du niveau de vie si le marché du travail est négligé, or, le Burundi l’a négligé.

Il déplore en plus que même la loi régissant le marché du travail est presque absente au Burundi, ajoutant que celles qui existent sont floues.

Concernant les reformes pour l’amélioration de la qualité d’enseignement au Burundi, il indique que cela ne marchera jamais si on ne le fait pas en parallèle avec la reforme du marché de travail, les deux pour lui sont intimement liés.

Donc, il ya complémentarité entre le marché du travail, l’environnement des affaires et le marché des crédits.

Comme ça se fait ailleurs, la seule alternative de réglementation qui est possible est de faciliter le licenciement.

Hicham El Moussaoui propose que si le gouvernement veut profiter de ce marché de travail disponible, il faut aussi qu’il facilite en même temps l’entrée et la sortie sur ce marche (l’embauche et le licenciement).

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